
Soledad Estorach Esteri est née le 6 février 1915 dans le petit village d'Albatarrech, prÚs de Lérida.
Son pĂšre avait passĂ© de nombreuses annĂ©es loin de l'Espagne et donnait des cours Ă des adultes, apprenant lui-mĂȘme Ă Soledad Ă lire et Ă Ă©crire, ce qui Ă©tait pratiquement inconnu des filles de sa classe. Son pĂšre est dĂ©cĂ©dĂ© lorsqu'elle avait onze ans et elle a Ă©tĂ© obligĂ©e de trouver un emploi, bien qu'un autre enseignant d'un village voisin, un ami de son pĂšre, lui ait donnĂ© des cours quelques heures par semaine. La famille est restĂ©e au village jusqu'Ă ce qu'elle ait 15 ans.
Sa mĂšre faisait pression sur elle pour qu'elle se marie. Elle ne le voulait pas et voulait rester fidĂšle aux idĂ©aux de son pĂšre. Elle a convaincu sa mĂšre de la laisser partir Ă Barcelone. Elle y travaille dans la boutique de son oncle, mais une crise Ă©conomique l'oblige bientĂŽt Ă fermer. Elle travaille comme femme de mĂ©nage, mais les heures de travail sont extrĂȘmement longues et l'argent peu abondant. Elle trouve un emploi dans l'industrie chimique. En 1930, elle commence Ă suivre des cours du soir organisĂ©s par le syndicat anarcho-syndicaliste CNT.
En 1931, elle fréquente un athénée et adhÚre à son groupe de jeunes. En 1934, elle fait partie du groupe de femmes qui se réunit à la Coopérative des travailleurs du bùtiment de Barcelone, avec Pilar Grangel, Cuadrado Aurea et Liaño Conchita. Elle devient membre du groupe des femmes de la culture (Grupo Cultural Femenino) de la CNT.
Avec sa sĆur Juana, elle rejoint la Jeunesse libertaire (FIJL) en 1936. En juillet de cette annĂ©e-lĂ , pendant les Ă©vĂ©nements rĂ©volutionnaires, elle fait partie du comitĂ© rĂ©volutionnaire du quartier Clot et est dĂ©lĂ©guĂ©e de la fĂ©dĂ©ration locale aux rĂ©unions de la Jeunesse libertaire de Barcelone pendant la guerre.
Le 18 juillet, elle fait partie des anarchistes qui occupent la Casa Cambó sur la Via Layetana, en la fortifiant et en construisant des barricades. Elle est active dans l'organisation de femmes libertaires, Mujeres Libres, et est une camarade d'armes de Conchita Liaño pour revendiquer ses droits. Elle a été l'une des principales organisatrices des femmes dans les quartiers ouvriers de Barcelone et a participé aux activités de la Casa de la Dona Treballadora (Maison de la femme travailleuse), dont elle était responsable des finances.

Elle a contribuĂ© au journal de la FAI Tierra y Libertad en 1938 et au journal Mujeres Libres entre 1936 et 1938. Elle est contrainte de quitter l'Espagne avec le triomphe de Franco. Alors qu'elle s'apprĂȘte Ă quitter Figueras pour la France le 26 janvier 1939, elle apprend que deux camarades de Mujeres Libres, dont Pepita Carpena, sont bloquĂ©es Ă Barcelone. Au pĂ©ril de sa vie, elle revient en voiture et elles sont sauvĂ©es.
à partir de 1940, elle vit à Bordeaux avec Andrés G. De la Riva. à la fin de l'année, elle est atteinte d'une grave maladie. En 1945, elle retourne clandestinement en Espagne, mais doit bientÎt revenir en France en raison de la répression qui y rÚgne.
Dans les années 1960, elle contribue à une nouvelle série de documents Mujeres Libres (Londres et Montady, 47 numéros 1964-1976) dont les principaux rédacteurs sont Suceso Portales et Sara Guillén. Elle a également contribué à l'ouvrage collectif Mujeres Libres. Luchadoras libertarias (Madrid, 1999).
Décédée à Paris le 14 mars 1993.
Traduction auto de
https://lacntenelexilio.blogspot.com/2011/09/estorach-soledad.html#
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