Qui est Bernard Carayon, en premiĂšre ligne pour dĂ©fendre le projet de lâA69 et insulter ses opposants ? Du GUD Ă Pierre Fabre, du secret des affaires Ă lâunion des droites, portrait dâun politicien brut de dĂ©coffrage, comme un poisson dans lâeau dans le cloaque politique et mĂ©diatique dâaujourdâhui.

Sans surprise, il fut lâun des premiers Ă se fĂ©liciter de lâautorisation de la reprise des travaux sur le chantier de lâA69, dĂ©cidĂ©e par le Cour administrative dâappel de Toulouse, le 28 mai dernier. « Le bon droit et le bon sens enfin rĂ©conciliĂ©s ! » a saluĂ© Bernard Carayon sur X, sâarrogeant au passage les mĂ©rites du projet â « Jâavais lancĂ© lâopĂ©ration en 2010 ! » Un mois plus tĂŽt, sur le mĂȘme rĂ©seau, il se demandait pourtant : « Pour qui roule en France la juridiction administrative ? Pour les islamistes ? Les Ă©coterroristes ? »
Câest que le maire de Lavaur, une commune de 10 000 habitants dans le sud-ouest du Tarn, Ă une quarantaine de kilomĂštres de Toulouse, a la gĂąchette facile lorsquâil sâagit de dĂ©fendre le projet dâautoroute, dont il se fait volontiers le hĂ©raut sur les chaĂźnes dâinfo en continu. « DĂ©croissants archaĂŻques », « bobos pacsĂ©s Ă lâultragauche », ou encore « extrĂ©mistes pro-Hamas » : les opposants Ă lâA69 ont dĂ» sâhabituer aux outrances verbales de celui qui est par ailleurs avocat [1]. En novembre 2023, Bernard Carayon concluait ainsi une tribune publiĂ©e dans Le Figaro : « Les pieds dans la glaise, je dis aux rouges/verts : âno pasaranâ ».
Dans ce mĂȘme tweet victorieux du 28 mai, Bernard Carayon interpelle le ministre de lâIntĂ©rieur, Bruno Retailleau, lâenjoignant « dâ assurer strictement la sĂ©curitĂ© des ouvriers et des entreprises de notre chantier face aux Ă©coloterroristes ». La manĆuvre est Ă©galement politique, tout juste dix jours aprĂšs la victoire de ce dernier Ă la prĂ©sidence des RĂ©publicains. Car Bernard Carayon est aussi le champion dâune autre cause : lâunion des droites. Lâan passĂ©, aprĂšs avoir ardemment soutenu lâalliance avec lâextrĂȘme-droite aux lĂ©gislatives sous lâĂ©gide dâĂric Ciotti, il fut lâun des tous premiers Ă le rejoindre dans lâaventure politique de lâUDR (Union des Droites pour la RĂ©publique), suite Ă son dĂ©part de la prĂ©sidence des RĂ©publicains. Le cordon sanitaire a toujours Ă©tĂ© un concept parfaitement Ă©tranger aux yeux de Bernard Carayon, et pour cause : câest au GUD (Groupe Union DĂ©fense), organisation de jeunesse dâextrĂȘme-droite ultraviolente dont il dirigea la revue Vaincre, quâil fit ses premiĂšres armes en politique. (...)
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