
Lutte anti-bassines : « La nuit dernière deux débâchages de bassines ont été réalisés à Lusseray et Pamproux. Nous revendiquons ces débâchages et nous nous en expliquons dans ce communiqué. »

Deux bassines ont été débâchées dans le Poitou. Une première dans la Vienne appartenant à l'entreprise Pampr'œuf, gigantesque industriel de l'œuf. Une seconde dans les Deux-Sèvres à Lusseray afin de dénoncer le financement public des bassines et leur développement sur le bassin versant de la Boutonne. Par ces gestes, nous envoyons un message clair à l'Ètat, aux collectivités, et aux entreprises complices : il n'y aura pas de répit tant que les bassines seront en état de marche !
Nous avons débâché l'une des trois bassines de Pampr'œuf. Cet agro-industriel souhaite agrandir un élevage déjà immense de centaines de milliers de poules pondeuses, parquées en bâtiment. Face à cela, notre riposte est celle du sabotage. Aujourd'hui c'est une bassine, demain de nouvelles cibles pour briser toute envie de prévoir des poulaillers industriels, à Pamproux, à Vaugeton, et partout où il le faudra.
Nous avons débâché une bassine qui pompe dans la Boutonne. Elle a été honteusement financée par le département des Deux-Sèvres sous couvert de protection des captages d'eau potable. Que ce soit en Deux-Sèvres ou en Charente-Maritime, les conseils départementaux souhaitent sauver le modèle bassine sur ce bassin versant. Les financements publics ne doivent plus permettre la construction de ces ouvrages destinés à l'agriculture intensive. Il n'y aura pas une bassine de plus sur la Boutonne.
Nous nous unissons aux habitants, collectifs et paysannes qui luttent depuis des années contre les mégabassines. Si ces dernières continuent d'exister, c'est uniquement par de constantes pressions politiciennes, industrielles et policières. L'État est le premier à tricher, à détourner ses propres lois : on ne compte plus les dérogations, les intimidations, les complicités et les nouvelles lois créées sur mesure pour piétiner de maigres outils démocratiques et juridiques (coucou Duplomb et coucou la loi d'Urgence Agricole). Qu'importe pour eux la légalité !
Porter des recours juridiques, rédiger des contre-rapports, organiser des manifs est indispensable et nous agissons là en complémentarité de ces actions. En désarmant ces édifices, nous participons concrètement à leur mise hors-service. La fin de ces absurdités est inévitable.
L'État et les financeurs peuvent constater que nous cesserons jamais de démonter ces bassines. Peu importe le piquant des barbelés, la hauteur des grilles, ou encore le nombre des caméras, elles ne seront jamais assez protégées contre notre colère.
Amicale pour le Débâchage Permanent du Poitou
#
bassinesnonmerci #
nobassaran #
debachage #
desarmement